Dossiers d'aide Achat Terrain > Tous nos conseils sur la maison neuve
image actualite_10_849038a2a252de9bdb49e7acdeddbeb8.jpg
image actualite_10_849038a2a252de9bdb49e7acdeddbeb8.jpg

Tous nos conseils sur la maison neuve

Une chose est sûre : le marché de la maison individuelle a retrouvé un beau dynamisme. Sur un an, c’est-à-dire de mars 2015 à février 2016, les logements autorisés atteignent 186 000 unités, soit une hausse de 13,9 % par rapport à la même période de l’année précédente.

 

La reprise est néanmoins plus forte sur le marché de la maison individuelle pure, autrement dit les maisons en diffus (135 100 autorisations soit +15,9 % sur un an), que pour les maisons groupées construites par des promoteurs (50 900 unités, soit +8,9 %). Les mises en chantier suivent ce mouvement, augmentant, pour leur part, de +9,6 %.

 

Reste que, comme pour les autorisations de construire, elles grimpent davantage dans l’individuel pur (+10,9 % sur un an) que dans l’individuel groupé (+6,1 %). Cette embellie d’activité s’explique évidemment par le niveau des taux qui est resté très bas tout au long de l’année dernière. Les acquéreurs ont pu financer leur achat dans des conditions exceptionnelles. « Les conditions d’emprunt ont beaucoup aidé les constructeurs », confirme Patrick Vandromme, président de LCA-FFB.

 

Aujourd’hui, la donne est en train de changer. Depuis la fin de l’année dernière, les taux ont amorcé une remontée. Comme le souligne Credixia : « En avril, toutes les banques ont suivi la même tendance et se sont accordées pour augmenter leurs barèmes d’au moins 0,10 point sur l’ensemble des durées, sachant que selon les profils, la hausse peut même atteindre 0,25 point ». Pour l’instant, le seul impact de cette hausse est de voir encore plus d’acquéreurs se précipiter pour sauter le pas de l’accession. Car, en l’espace de quelques mois, ils ont perdu un peu de pouvoir d’achat. « C’est encore très supportable pour les acquéreurs car tout au plus, elle devrait être de 0,4 point sur l’année 2017 et si l’on allonge un peu la durée du prêt, elle ne devrait pas trop nuire aux acquéreur », poursuit Patrick Vandromme. Pas de panique donc !

 

D’ailleurs, selon le courtier Meilleurtaux.com, les conditions d’emprunt restent excellentes et les acquéreurs peuvent encore décrocher un taux de 1,45 % sur 15 ans, 1,67 % sur 20 ans ou encore 1,90 % sur 25 ans. En outre, ces taux moyens masquent d’importantes disparités selon les profils et les projets. N’oublions pas que le crédit immobilier est un moyen très efficace pour les banques d’attirer de nouveaux clients et qu’elles continuent de rivaliser d’efforts pour les capter et les fidéliser. « Il est toujours possible, notamment dans les villes moyennes, là où la demande est moins forte, d’obtenir des taux proches des 1 %, y compris sans apport sur des durées inférieures ou égales à 20 ans, explique Maël Bernier, directrice de communication et porte-parole de Meilleurtaux.com.

 

En outre, les 110 %, c’est-à-dire le financement incluant le montant du bien et les frais annexes, est à nouveau plus largement proposé et accordé par les établissements bancaires. » Conscients de conditions d’emprunt qui demeurent attractives mais qui ne le resteront pas forcément dans les mois à venir, les primo-accédants sont également revenus sur le marché, aidés par le prêt à taux zéro (PTZ) qui contribue à faciliter l’accès au crédit des ménages les moins aisés. Bref, les acquéreurs ont retrouvé une certaine confiance. Une chose est sûre : pour qui veut acheter sa maison, c’est plus que jamais le moment de profiter d’une conjoncture au beau fixe.

 


Focus : Financer sa maison à l'aide d'un PTZ

 

Le prêt à taux zéro (PTZ) se prête bien au financement de la maison individuelle. D’autant qu’il peut être accompagné d’un prêt PAS (prêt à l’accession sociale) qui rend l’emprunteur éligible aux aides au logement (APL, ALS…).Le PTZ finance, entre autres, l’achat neuf ou la construction d’une maison individuelle. Vous devez toutefois être primo-accédants et ne pas avoir été propriétaire de votre résidence principale depuis au moins deux ans.

 

Pour en bénéficier, vous devez aussi respecter certains plafonds de revenus qui dépendent de la localisation du logement et du nombre de personnes du foyer. Exemple, si vous êtes une famille de 4 personnes, vos revenus ne devront pas excéder 74 000 € en zone A (Paris, Île-de-France, grandes villes chères, Côte d’Azur…), 60 000 € en zone B1 (villes de plus de 250 000 habitants), 54 000 € en zone B2 (villes moyennes) ou 48 000 € en zone C (zones rurales).

 

Les ressources prises en compte sont celles de l’année N-2. Autrement dit, pour une demande en 2017, les revenus imposables de 2015 sont pris en compte. Le montant du PTZ s’établit à 40% du montant de l’opération, quelle que soit la localisation du projet, sachant qu’un plafond d’opération a été fixé par zone géographique (voir tableau).

 

Quant au remboursement, il dépend aussi des revenus et permet aux ménages les plus modestes de bénéficier d’un différé de remboursement de 5, 10 ou 15 ans. Le PTZ est donc une aide précieuse.


Plafond d'opérations PTZ par zone géographique :

 

Taille du ménage Zone A Zone B1 Zone B2 Zone C
1 personne 60 000€ 54 000€ 44 000€ 40 000€
2 personnes 84 000€ 75 600€ 61 600€ 56 000€
3 personnes 102 000€ 92 000€ 74 800€ 68 000€
4 personnes 120 000€ 108 000€ 88 000€ 80 000€
5 personnes 138 000€ 124 400€ 101 200 92 000€
Plafonnement par rapport au coût de l'opération 40% 40% 40% 40%

 

Continuez votre lecture avec : Le promoteur, l'option sûre

- Publicité -